Wednesday, July 31, 2013

Hedonist EDP by Viktoria Minya


HEDONIST EDP
photo credit: VM website

Hungarian Perfumer Viktoria Minya left Grasse to open her own studio in Paris and launch the newest luxurious niche brand PARFUMS VIKTORIA MINYA, and her first fragrance HEDONIST EDP is a must have in any perfumista wardrobe! 
Notes of Vetiver Haiti, Indonesian patchouli, cedar oil Virginia, Indian jasmine absolute, rum CO2 extract, orange flower absolute...plus peach, bergamot, tobacco and vanilla were exclusively chosen to create what I will call unofficially "the ultimate FRENCH LOVE AFFAIR"!

Note: I have once said that I didn't care much for peachy fragrances "The fruit is perfect in all senses: The touch is delicate, the colors are beautifully spread, the taste is luxurious and slightly acid-sweet, and the smell...the smell is an invitation to sin! As luscious as it looks, as it feels and as it tastes, I find it very hard to enjoy perfumes with peachy notes. They tend to smell too fake, to sweet or to strong to my taste".



Truth is that once you find a perfumer that knows how to work with peach notes, you are most likely to find an exquisite peach creations:

Petite Chérie by Annick Goutal enchanted me with the duality of a girlie aura and a sophisticated rose. Pêche Noir by Shelley Waddington took me to a Bohemian night in Paris. A dark, juicy, beautiful Bohemian perfume for more mature woman. Mitsouko by Guerlain, a classic iconic fragrance that brought me to the world of naked women in calendars and hot  dirty mechanics...a world of porn and engines... and my favorite of all, Mademoiselle Chanel...a fragrance that does not take me anywhere, but I take it everywhere I go because I feel simply beautiful wearing it.



If Hedonism is the never ending quest to achieve and enjoy the maximum pleasure Hedonist is a pleasure seeker. A sensualist. That said, when you take a look at this amazing fragrance bottle you just know that Viktoria embraced the philosophy, exploring the maximum pleasure of all senses.

A whiff of HEDONIST EDP will take you to Paris.
Its sophistication can lead you to a beautiful French Château. You will feel aristocratically luxurious. You will smell classicism, the Bel Sprit, noblesse and platonic loves. 
If you are more daring and devilish like me, you will be lead to the 18th Century French novel Les Liasons Dangereuses by Pierre C. de Laclos and its exploration of seduction, revenge and libertinism. 
HEDONIST EDP brings notes of orange flower absolute, honey, peach and vanilla exploring the sweetness, the naivité, the freshness of youth and the jolie sensualité found in Cécile.
Notes of Jasmine and bergamot will bring the beauty and the luminosity of Madame de Tourvel.
Vetiver and Cedar will bring the darkness, the complexity, the "dirtiness" of the Mme de Mertueil (her "mondanité"); while patchouli, rum and tobacco will embody Vicomte de Valmont - an immoral, vicious, seductive, virile man.
With HEDONIST EDP you will enter to a world of secret French love affairs between aristrocrats. You will think of lust and sensuality. Of the FORBIDDEN.
HEDONIST EDP led me to a world where seduction is a game played by mysterious enigmatic French men. A world of adultery and eroticism. A world of secret and impossible passions. A world of sexual desire as a tool of manipulation. A world of complicity and despair.

It is a sharp, luminous, head spinning perfume. It is glamorously dangerous. It is a peach honeyed almost liqurious perfume. It sparkles nobility and tickles the nose. It involves you in a seductive aura of jasmines and osmanthus. It is fabulously French.
Some mentioned the boldness of the 80's, when perfumes needed to be bombastic. I tend to agree. It is striking and sumptuous, but if you are a woman with a strong personality you won't find any difficulty in wearing it.
You can purchase HEDONIST EDP at VIKTORIA MINYA's WEBSITE.


And now, a bit of perversion...






Extracted from Les Liaisons dangereuses, J Rozez, 1869 (volume 1, pp. 80-82):

Lettre XXIV

Du Vicomte de Valmont à Madame Tourvel

Ah ! par pitié, Madame, daignez calmer le trouble de mon âme ; daignez m’apprendre ce que je dois espérer ou craindre. Placé entre l’excès du bonheur & celui de l’infortune, l’incertitude est un tourment cruel. Pourquoi vous ai-je parlé ? que n’ai-je su résister au charme impérieux qui vous livrait mes pensées ! Content de vous adorer en silence, je jouissais au moins de mon amour ; & ce sentiment pur, que ne troublait point alors l’image de votre douleur, suffisait à ma félicité : mais cette source de bonheur en est devenue une de désespoir, depuis que j’ai vu couler vos larmes ; depuis que j’ai entendu ce cruel Ah ! malheureuse ! Madame, ces deux mots retentiront longtemps dans mon cœur. Par quelle fatalité, le plus doux des sentiments ne peut-il vous inspirer que l’effroi ? quelle est donc cette crainte ? Ah ! ce n’est pas celle de le partager : votre cœur, que j’ai mal connu, n’est pas fait pour l’amour ; le mien, que vous calomniez sans cesse, est le seul qui soit sensible ; le vôtre est même sans pitié. S’il n’était pas ainsi, vous n’auriez pas refusé un mot de consolation au malheureux qui vous racontait ses souffrances ; vous ne vous seriez pas soustraite à ses regards, quand il n’a d’autre plaisir que celui de vous voir ; vous ne vous seriez pas fait un jeu cruel de son inquiétude, en lui faisant annoncer que vous étiez malade, sans lui permettre d’aller s’informer de votre état ; vous auriez senti que cette même nuit, qui n’était pour vous que douze heures de repos, allait être pour lui un siècle de douleurs.

Par où, dites-moi, ai-je mérité cette rigueur désolante ? Je ne crains pas de vous prendre pour juge : qu’ai-je donc fait que céder à un sentiment involontaire, inspiré par la beauté & justifié par la vertu ; toujours contenu par le respect, & dont l’innocent aveu fut l’effet de la confiance & non de l’espoir : la trahirez-vous, cette confiance que vous-même avez semblé me permettre, & à laquelle je me suis livré sans réserve ? Non, je ne puis le croire ; ce serait vous supposer un tort, & mon cœur se révolte à la seule idée de vous en trouver un : je désavoue mes reproches ; j’ai pu les écrire, mais non pas les penser. Ah ! laissez-moi vous croire parfaite ; c’est le seul plaisir qui me reste. Prouvez-moi que vous l’êtes en m’accordant vos soins généreux. Quel malheureux avez-vous secouru, qui en eût autant de besoin que moi ? ne m’abandonnez pas dans le délire où vous m’avez plongé : prêtez-moi votre raison, puisque vous avez ravi la mienne ; après m’avoir corrigé, éclairez-moi pour finir votre ouvrage.

Je ne veux pas vous tromper, vous ne parviendrez point à vaincre mon amour ; mais vous m’apprendrez à le régler ; en guidant mes démarches, en dictant mes discours, vous me sauverez au moins du malheur affreux de vous déplaire. Dissipez surtout cette crainte désespérante ; dites-moi que vous me pardonnez, que vous me plaignez ; assurez-moi de votre indulgence. Vous n’aurez jamais toute celle que je vous désirerais ; mais je réclame celle dont j’ai besoin : me la refuserez-vous ?

Adieu, Madame ; recevez avec bonté l’hommage de mes sentiments ; il ne nuit point à celui de mon respect.

De …, ce 20 août 17…


Dedicated to H., whose never-ending quest for the sweetest peach will lead to nothing more than loneliness and despair. 

Final notes: sample provider by perfumer/ letter extracted from Wiki.

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